Pourquoi des ULM vont-ils traverser votre ciel cette semaine ?

Publié : 18h02 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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Une centaine d’ULM décollent de Vendée pour la Grande Course ULM. Pendant trois jours, les pilotes vont traverser le Grand Ouest entre défis, énigmes et étapes aériennes.

Marc, instructeur à l’aérodrome de Montaigu-Saint-Georges, prépare son ULM avant le départ
Marc, instructeur à l’aérodrome de Montaigu-Saint-Georges, prépare son ULM avant le départ
Crédit : Alouette DR - Laura Vergne

Le ciel est gris et chargé au-dessus de l’aérodrome de Montaigu-Saint-Georges (Vendée). Sur la piste en herbe, les ULM décollent les uns après les autres dans un bruit de moteur léger. Sous les ailes, des tentes sont encore installées. Certains pilotes ont dormi là, au pied de leur machine. D’autres terminent leurs vérifications avant le départ. Beaucoup portent un béret ou une vieille veste d’aviateur. L’ambiance rappelle les débuts de l’aviation.

Pendant trois jours, une centaine d’ULM vont parcourir le Grand Ouest au départ de la Vendée dans le cadre de la Grande Course ULM. Une sorte de chasse au trésor aérienne : les pilotes doivent rallier plusieurs bases, scanner des QR codes, résoudre des énigmes et accumuler des points tout au long du parcours.

 

"Voir tout d’en haut, c’est incroyable," Valentin, 12 ans

Au milieu des appareils alignés, un ULM rouge s’avance vers la piste. Aux commandes : Valentin, il a seulement 12 ans. Derrière lui est assis son père, instructeur. Le jeune pilote participe déjà pour la troisième fois à la Grande Course ULM.

"J’aime beaucoup voler, passer de base ULM en base ULM et surtout passer des bons moments avec les amis"

Il vient de Ancenis en Loire-Atlantique, "juste à côté", explique-t-il. Quand on lui demande ce qu’il ressent en vol, il prend quelques secondes.

"Ça me fait beaucoup de plaisir, c’est incroyable de voir tout d’en haut."

Quelques instants plus tard, son ULM rouge quitte la piste et disparaît dans le ciel vendéen.

 

 

Valentin 12 ans

Des pilotes qui "campent sous leurs ailes"

Ici, la course se vit aussi au sol. Sous les appareils, les tentes racontent une autre facette du rallye. "Ils campent sous l’aile", explique Théophyle Mini, trésorier de l’association La Grande Course ULM. Les pilotes doivent être autonomes pendant toute la course : carburant, matériel, couchage, nourriture.

"Le mot d’ordre, c’est autonomie", résume-t-il.

Cette année, les participants peuvent rallier jusqu’à 34 bases différentes réparties dans le Grand Ouest. Certaines pistes ont même été installées dans des champs prêtés par des agriculteurs.

"On retrouve l’esprit de l’ULM à l’ancienne" 

 

"Dans le ciel, il n’y a pas de panneau"

À quelques mètres de la piste, Marc, instructeur à l’aérodrome de Saint-Georges de Montaigu termine sa préparation avant décollage. Moustache grise, combinaison beige d’aviateur, il inspecte minutieusement son appareil. Cela fait seize ans qu’il vole. "L’aviation est une discipline exigeante", explique-t-il. Avant chaque départ, tout est calculé : météo, navigation, carburant.

"Dans le ciel, il n’y a pas de panneau indicateur"

Pendant trois jours, les pilotes vont rayonner jusqu’à plus de 200 kilomètres autour de la Vendée. Direction Quimper, Tours, Poitiers ou encore le Mont-Saint-Michel pour les appareils les plus rapides. Si vous levez les yeux cette semaine, vous apercevrez peut-être un de ces cents ULM qui volent pour une chasse au trésor.