5 semaines décisives pour l'avenir politique de Marine Le Pen

Publié : 13 janvier 2026 à 9h11 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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La cheffe de file de l'extrême droite française devant son destin à partir de ce mardi 13 janvier. C'est en effet le début de son procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front National. En première instance, l’ancienne présidente du Rassemblement national avait été condamnée à 5 ans d’inéligibilité, une peine qui lui ferme les portes de la prochaine élection présidentielle.

Marine Le Pen
Crédit : Capture d'écran | Youtube | INA Politique

L'éligibilité de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique, est en jeu à partir de ce mardi 13 janvier.

L'audience de son procès en appel débutera à 13h30 et doit se tenir, théoriquement, jusqu'au 11 février, avant une décision attendue à l'été.

 

Un préjudice à 3,2 millions d'euros

Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, qui l'empêche à date de concourir à la présidentielle.

Les juges de première instance l'ont reconnue coupable d'avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.

Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursé par une partie des prévenus : ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre soeur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.

 

"Dire la vérité"

"J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence", a rappelé Marine Le Pen ce lundi 12 janvier en marge des voeux à la presse de Jordan Bardella, estimant qu'il n'y avait qu'"un seul axe de défense : dire la vérité, c'est la stratégie qui est la mienne, comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue".

Si Marine Le Pen n'a pas abandonné l'espoir d'être relaxée, une déclaration de culpabilité ne compromettrait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition : qu'une éventuelle peine d'inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.

 

 

 

Avec AFP