Record de greffes d’organes en France !

Publié : 11h22 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

C’est l’Agence de biomédecine qui l’a annoncé. En 2025, la France a réalisé un record de greffes d’organes. Parallèlement, les refus des familles des défunts sont eux toujours croissants. Alouette vous éclaire.

Nouveau record de greffe d'organe en 2025.
Crédit : Pixabay

6 148, c'est le nombre de transplantations réalisées en France en 2025. Le pays vient ainsi se positionner derrière l’Espagne et le Pays-Bas en devenant le troisième pays au monde pour les greffes.

 

Le rein grand gagnant des greffes

Les greffes rénales restent les plus pratiquées. Le cap des 600 greffes de reins avec donneurs vivants a notamment été dépassé en 2025.

8 greffes issus de dons croisés ont également eu lieu. Il s’agit de donner le rein à un autre patient si le donneur n’est pas compatible. 

Crédit : Alouette DR

Des résultats insuffisants

Même si ces résultats sont prometteurs, ils restent loin d’être suffisants face aux besoins. Pour Yvanie Caillé, présidente de l'association de malades du rein Renaloo, c'est même "alarmant". Elle indique notamment : 

"Neuf patients sur dix en attente de greffe ont besoin d'un rein", "les retards coûtent des vies".

Actuellement en France 23 294 patients restent en attente de greffe. En 2025, faute de greffon, 966 malades sont décédés. 

 

Une désinformation persistante 

L’Agence de la biomédecine est de son côté inquiète par le phénomène grandissant de désinformation dans ce domaine. Le directeur du prélèvement, Benoît Averland déclare : 

"Les inscriptions au registre national des refus ont encore augmenté en 2025, généralement après des pics de circulation de fake news", comme des prélèvements sur des personnes pas décédées. 

En conséquence, plus ou moins directe, les greffes se heurtent à une opposition croissante au don de proches de personnes en mort encéphalique, au niveau inédit de 37,1%, très variable selon les régions.

Pour lutter contre ce phénomène, l’Agence souhaite orchestrer "une mobilisation générale" : formation accrue de soignants, lutte contre la désinformation, pédagogie auprès des religions, etc.