Ce projet inédit en Vendée pourrait changer la fin de vie en France

Publié : 1er janvier 2026 à 10h32 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

Laura Vergne vous donne rendez-vous sur Alouette et alouette.fr pour des reportages au plus près de vous !

Dès ce 1er janvier 2026, dix lits de soins palliatifs ouvriront à l’Ehpad public des Herbiers, en Vendée. Une première nationale soutenue par l’ARS des Pays de la Loire pour trois ans. Objectif : permettre aux résidents de finir leur vie… chez eux. Un espoir, alors que l’unique service hospitalier du département a fermé en septembre dernier.

Les Herbiers expérimenteront pendant trois ans la première unité de soins palliatifs dans un Ehpad.
Les Herbiers expérimenteront pendant trois ans la première unité de soins palliatifs dans un Ehpad.
Crédit : Envato

Alors que l’unique service de soins palliatifs de Vendée, situé à La Roche-sur-Yon, a fermé en septembre dernier, la ville des Herbiers choisit d’innover.
Ici, pas d’hôpital, mais une volonté : "ne laisser personne finir sa vie loin des siens".  Alors la commune innove : pendant trois ans, elle expérimente la première unité de soins palliatifs en Ehpad en France

 

Fini le transfert à Nantes ou Cholet

"Cette unité répond à un besoin concret : accompagner les personnes en fin de vie, souvent dans la douleur, le mieux possible" explique le maire, Christophe Hogard. Concrètement, les résidents n’auront plus à être transférés à Cholet, Nantes ou La Roche-sur-Yon. Ils pourront être accompagnés sur place, dans leur environnement familier, entourés de leurs proches.

 

Une unité de dix lits, pensée pour la sérénité

L’unité de soins palliatifs comptera dix places au sein de l’Ehpad territorial. "C’est la première en France", souligne le maire. Les équipes, aides-soignants et infirmiers, ont été formés dès cet hiver pour accompagner les résidents jusqu’au bout. "Nous faisons déjà des soins palliatifs, mais jusqu’à un certain point. Là, nos équipes vont pouvoir suivre les patients jusqu’à la fin de leur vie" , précise Christophe Hogard. L’unité sera  "très cocoon, ouverte sur les jardins, avec des espaces d’accueil pour les familles".

 

Une expérimentation nationale ?

Cette ouverture marque le début d’une expérimentation de trois ans, portée par l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire. "L’objectif, c’est de montrer que dans les Ehpad territoriaux, on est aussi capable de le faire", insiste le maire. Si elle réussit, cette expérience pourrait être étendue ailleurs en France. "C’est une vraie joie", confie Christophe Hogard. "On remet de l’humanité dans nos Ehpad. On touche à l’intime," conclu-t-il.