"Ça a changé notre vie" : le speed dating fait battre les cœurs en Vendée

Publié : 6h52 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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La tendance qu’on croyait rangée avec les années 2000 revient en force. En Vendée et dans tout l’Ouest, les soirées de speed dating affluent. À La Roche-sur-Yon, Cora et Enzo s’y sont rencontrés il y a un an. Aujourd’hui, ils vivent ensemble et témoignent pour Alouette à l'occasion de la Saint-Valentin.

Ils se sont rencontrés en speed dating, témoignages pour la Saint-Valentin
Ils se sont rencontrés en speed dating, témoignages pour la Saint-Valentin
Crédit : Alouette DR

Quand ils parlent de speed dating, ils complètent presque leurs phrases. C’est devenu leur histoire commune. Leur point de départ. À La Roche-sur-Yon, le 6 décembre 2024, Enzo, 22 ans s’assoit face à Cora, 27 ans. Dix minutes. Pas plus. Un an plus tard, ils vivent ensemble.

 

"J’y suis allée sans espoir… et je suis tombée sur le bon"

Cora cherchait l'amour depuis cinq ans. "Je sortais beaucoup. Je faisais des soirées. J’ai essayé les applications. Mais je ne trouvais personne qui voulait s’engager," dit la jeune femme de 27 ans.  Le speed dating ? Une idée venue presque par hasard. "Je suis une grande fan de L’Amour est dans le pré. Ils font des speed dating. Je me suis dit : pourquoi pas ?"  Elle tape “speed dating Vendée” sur internet. Elle s’inscrit. Premier essai : pas de coup de cœur. Deuxième tentative : Enzo s’assoit en face d’elle.

"Je me suis dit : oh waouh, il est vraiment beau"

Enzo, lui, n’aimait pas les applis. "Je n'aime pas trop parler par message. J’aime parler en face à face. Dans la vraie vie," explique le vendéen. C’est sa mère qui lui parle du concept. Il tente. Sans trop y croire. "Je n'avais rien à perdre".

 

 

Témoignage de Cora sur le speed dating

"Le côté humain… le respect…"

Ce qu’ils retiennent, ce n’est pas le chronomètre. C’est l’ambiance. "Le côté humain. Le respect. Même si la personne ne nous plaît pas, on discute. C’est bienveillant," affirme Cora. "Tout le monde est là pour la même chose", ajoute Enzo.  Dans un restaurant privatisé à La Roche-sur-Yon, les rencontres s’enchaînent. Dix minutes par personne. Rotation.

"Ça peut être très court quand on tombe sur la bonne personne. Très long quand on tombe sur la mauvaise", sourit Cora.

Mais ici, pas de ghosting. "Si la personne ne te plaît pas, tu ne la retrouve pas après. Et c’est respectueux."  Le principe n'a pourtant rien de nouveau. Inventé à la fin des années 1990 par le rabbin Yaacov Deyo à Los Angeles, le concept visait à faciliter les rencontres en limitant la pression. Aujourd’hui encore, les organisateurs constatent que les soirées attirent aussi des célibataires de 25 à 40 ans, lassés des écrans.

 

"Ça vaut la peine"

"Moi, j’ai toujours voulu trouver une personne que j’aimais. Le reste, ça ne m’intéressait pas", dit Enzo. Un an après leur rencontre, ils ont emménagé ensemble. Ce samedi 14 février, d’autres célibataires prendront place face à un inconnu. Dix minutes. Pas d’écran. Pas de filtre. Pas de swipe

"Ça vaut la peine. C’est toujours possible de trouver l'amour de manière différente. Le speed dating m'a vraiment permis de trouver quelqu'un. Donc si ça intéresse les gens, il ne faut surtout pas qu'ils hésitent à sauter le pas parce que c'est une très belle expérience," insite Cora.

"Ça a changé notre vie", concluent-ils  Et si, finalement, l’amour commençait par dix minutes… sans réseau ?