Le retour de Thomas Pesquet sur Terre une nouvelle fois retardé

6 novembre 2021 à 11h40 par Morgan Juvin

Le retour sur Terre de l'astronaute français Thomas Pesquet et de ses trois coéquipiers a été retardé de plusieurs heures et aura lieu finalement mardi à l'aube, a annoncé dimanche la Nasa, en raison de "vents violents à proximité de la zone d'amérissage".

Photo astronaute Thomas Pesquet
Crédit: Page Facebook Thomas Pesquet

La mission Crew 2 quittera la Station spatiale internationale lundi pour amerrir au large de la Floride mardi. L'amerrissage est prévu à 4h33 (heure française) le 9 novembre, a précisé la Nasa sur son compte Twitter.

L'astronaute revoit avec nostalgie ses six derniers mois

"Alors qu'on se prépare à partir, il y a un peu un sentiment doux-amer", avait déclaré plus tôt vendredi Thomas Pesquet lors d'une conférence de presse depuis la station spatiale. "Il se pourrait qu'on ne revienne jamais voir l'ISS, et c'est vraiment un endroit magique."

L'astronaute français de 43 ans termine la deuxième mission de sa carrière en orbite, "Alpha". Il était arrivé à bord de l'ISS avec ses coéquipiers le 24 avril. Lors de sa précédente mission "Proxima", en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes. L'amerrissage sera donc une première pour lui. Cela devrait "être un peu plus doux sur l'eau", a dit Thomas Pesquet. "Ensuite ce qu'il peut se passer, c'est que ça bouge un peu."

 

Place ensuite à la remise en forme

Après son retour sur Terre et quelques tests pour vérifier son état de santé en Floride, Thomas Pesquet sera très rapidement transporté jusqu'à Cologne, en Allemagne, où se trouve le Centre européen des astronautes.

Il y suivra "pendant trois semaines un programme intense de remise en forme", et sera soumis aux mêmes tests qu'avant et durant son séjour en apesanteur, afin de contribuer à la collecte de données scientifiques sur l'effet d'un séjour long en orbite sur le corps humain. "Et ensuite j'espère, première semaine de vacances depuis de nombreux mois", a-t-il dit vendredi. "J'ai même l'impression que ça fait des années."

Retraçant les six mois qui viennent de passer, il a qualifié la mission de "très, très intense".

 

(Avec AFP)