Contrôle technique, SMIC, congés : 10 changements à prévoir pour 2026

Publié : 29 décembre 2025 à 13h22 par
Tom Briot - Journaliste

Tom Briot vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Comme chaque début d’année, le 1er janvier 2026 s’accompagne de quelques évolutions du quotidien. En effet, plusieurs règles changent pour les automobilistes, les salariés, ou encore les ménages !

changements 2026
10 changements à prévoir pour 2026
Crédit : Envato | DR

Voici ce qu’il faut retenir des principales nouveautés qui entrent en vigueur ce jeudi 1er janvier 2026.

 

Un contrôle technique plus strict 

À partir de janvier, le contrôle technique devra obligatoirement vérifier la présence d’un airbag Takata classé "stop drive". En cas de détection, le véhicule sera jugé dangereux, soumis à une contre-visite et interdit de circulation tant que la réparation n’est pas effectuée. Environ 1,3 million de voitures seraient encore concernées par ce risque en France.

 

Le SMIC revalorisé

Le salaire minimum augmente mécaniquement de 1,18 % au 1er janvier. Il passe à un peu plus de 1 823 euros bruts mensuels pour un temps plein, soit un gain d’environ 17 euros nets par mois. Cette hausse est liée à l’inflation, sans revalorisation supplémentaire décidée par le gouvernement.

Dans la fonction publique, une partie des agents bénéficiera également d’un ajustement via une prime afin de rester au-dessus du SMIC. Les pensions de retraite de base et certains minima sociaux progressent aussi, mais de façon limitée, avec une hausse inférieure à 1%.

 

Un nouveau congé pour les jeunes parents

Le congé de naissance, annoncé pour mieux accompagner l’arrivée d’un enfant, est bien acté mais son entrée en vigueur est repoussée au 1er juillet 2026. Les parents dont l’enfant naîtra dès janvier devront donc attendre pour en bénéficier. Ce congé viendra s’ajouter aux congés maternité et paternité, avec une indemnisation plus favorable que le congé parental actuel.

 

MaPrimeRénov’ à l’arrêt temporairement

Faute de budget adopté, le guichet MaPrimeRénov’ est suspendu en ce début d’année. Les demandes de rénovation énergétique ne peuvent donc pas être déposées tant que les crédits ne sont pas débloqués. Le gouvernement préfère éviter d’ouvrir le dispositif sans garantie de financement.

 

De nouvelles plaques d’immatriculation

Les plaques temporaires changent d’apparence. Désormais roses, elles permettront d’identifier plus facilement les véhicules en attente d’une immatriculation définitive ou utilisés pour des essais. Elles afficheront clairement leur date de validité afin de limiter les abus.

 

Un examen civique obligatoire pour certains étrangers

Les étrangers souhaitant obtenir une carte de séjour pluriannuelle, de résident ou la nationalité française devront désormais réussir un examen civique. Il prendra la forme d’un questionnaire de 40 questions portant sur les valeurs de la République, les droits et devoirs en France, avec un seuil de réussite fixé à (au moins) 32 bonnes réponses.

 

Le gaz augmente !

Même si le prix du kilowattheure recule légèrement, l’abonnement annuel au gaz augmente d’une dizaine d’euros en 2026. Cette hausse concerne tous les foyers raccordés, qu’ils utilisent le gaz pour le chauffage ou uniquement pour l’eau chaude et la cuisine.

 

Du nouveau pour les tarifs de l’électricité

Le dispositif Arenh, qui permettait aux concurrents d’EDF d’acheter de l’électricité nucléaire à prix réduit, prend fin. Un nouveau mécanisme entre en place, donnant plus de liberté à EDF sur ses ventes. Malgré les inquiétudes, le gouvernement assure que les factures devraient rester globalement stables en 2026 et 2027 pour la majorité des ménages.

 

Les cigarettes encore plus chères

Les fumeurs devront une nouvelle fois mettre la main au portefeuille. Plusieurs marques voient leurs prix augmenter au 1er janvier 2026. L’objectif d’un paquet à 13 euros minimum est désormais repoussé à 2027, mais la hausse progressive se poursuit.

 

Des tests remboursés contre la soumission chimique

Une expérimentation démarre dans trois régions, dont les Pays de la Loire. Les tests permettant de détecter une soumission chimique pourront être remboursés par l’Assurance maladie, même sans dépôt de plainte préalable, à condition d’avoir une ordonnance médicale. Cette mesure pourrait être généralisée à l’avenir.