Dindes "enfermées en permanence pendant 126 jours" : un élevage du Maine-et-Loire épinglé

Publié : 9h26 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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Dans une enquête publiée ce mercredi 20 mai, l’association de défense des animaux L214 dénonce "des conditions extrêmes" dans un élevage de dindes et dindons sur la commune de Sèvremoine, à Tillières.

Selon L214, les animaux sont élevés sans aucun accès à l’extérieur et sous éclairage artificiel.
Selon L214, les animaux sont élevés sans aucun accès à l’extérieur et sous éclairage artificiel.
Crédit : L214

Les photos et vidéos ont été prises en avril 2026 et transmises par un lanceur d'alerte à L214. L'association les rend publiques ce mercredi 20 mai dans le cadre d'une nouvelle enquête.

 

Des conditions d'élevage pointées du doigt

L214 dénonce "des conditions extrêmes" d'élevage chez cet éleveur du Maine-et-Loire :

"Les dindes et les dindons sont sales et déplumés, certains sont blessés, d’autres sont déjà morts. […] Ils sont élevés sans aucun accès à l’extérieur et sous éclairage artificiel. Ils vivent sur une litière totalement souillée par leurs fientes qui s’accumulent chaque jour : les bâtiments ne sont jamais curés pendant la période d’élevage de 126 jours."

L'association de défense de la cause animale affirme par ailleurs que les oiseaux ont été mutilés : "l’extrémité de leur bec a été coupée en couvoir sans anesthésie, pour éviter le picage entre animaux lié aux conditions d’élevage intensives".

 

Des cages interdites

Dans son enquête, L214 pointe aussi du doigt le transport vers l'abattoir une fois la période d'élevage terminée :

"Les dindes et dindons ont chargés violemment dans des cages, parfois tassés avec le pied. Ces cages sont non conformes à la réglementation puisque les oiseaux ne peuvent pas s’y tenir debout. En fin de ramassage, deux dindes ont été égorgées sur place en dehors de tout cadre réglementaire."

Crédit L214

Une plainte déposée

L214 annonce avoir porté plainte "pour sévices graves et mauvais traitement" contre l'éleveur de cet élevage à Sèvremoine, mais aussi contre la coopérative Terrena, dont l'agriculteur est adhérent, et contre l'enseigne Carrefour. La viande provenant des dindes et dindons de cet élevage est en effet vendue par l'enseigne de grande distribution.