6 féminicides en 9 jours : la succession tragique du mois de mai

Publié : 9h36 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

C’est le triste bilan de ce mois de mai. En seulement neuf jours, 6 femmes ont été tuées en raison de leur sexe. Le dernier en date a eu lieu le 9 mai dans le département du Val d’Oise, un homme a abattu sa femme ainsi que ses deux filles âgées de 9 et 13 ans.

Commissariat de police
Crédit : Alouette | Thierry Matonnat

Elles avaient entre 14 et 64 ans et n’avaient rien en commun. Pourtant, un triste événement les lie désormais : elles ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, pendant le mois de mai.

 

Baisse des subventions

Ce lundi 11 mai, de nombreuses associations féministes tirent la sonnette d’alerte auprès de l’État. La raison : une hausse importante des violences conjugales. Pour ces nombreuses associations, l’augmentation des féminicides n’est pas anodine. Dans un communiqué, la Fondation des Femmes dénonce la baisse des moyens accordée par l’État : 

"Depuis 2024, les moyens baissent avec pour conséquence directe l’augmentation des féminicides. 18% de subventions en moins en moyenne pour les associations féministes en 2025."

Une baisse aux conséquences lourdes : la réduction de 50 % des activités et/ou du personnel de ses associations et plus de 76 % de demandes d’hébergements d’urgence non pourvues entre 2022 et 2025

 

49 féminicides depuis janvier

Selon le collectif Noustoutes, 49 féminicides ont été recensés en France, dont 6 en 9 jours. Parmi ces meurtres, celui de Chloé, une adolescente de 14 ans a particulièrement ému la France. En début de semaine dernière, alors qu’elle se rendait à son collège, son ex petit-ami de 23 ans l’a poignardée à mort.

Cette hausse des violences conjugales n'est pas sans rappeler la disparition récente de Manon Relandeau, jeune agricultrice de 31 ans, près de Nantes. Depuis le 27 mars, la jeune maman n’a pas donné de signe de vie. Le 3 avril, elle avait rendez-vous dans un centre d’accueil pour les femmes victimes de violence à Nantes, mais ne s’y est jamais présentée. Pour l’instant, la piste d’un possible féminicide est privilégiée. Le principal suspect, son conjoint, est en détention provisoire. 

Si vous êtes victimes de violences conjugales, vous pouvez joindre le 3919, un numéro d’écoute, d’information et d’orientation pour les femmes.