Limoges : une équipe de journalistes prise à partie par des anti pass sanitaire

20 septembre 2021 à 12h03 par Thierry Matonnat

Samedi 17 septembre plusieurs manifestants « anti pass » ont aggressé verbalement des journalistes de France 3 Limousin qui effectuaient un reportage sur la mobilisation Limougeaude.

Capture d'écran France 3 Limousin
Crédit: France 3 Limousin

Si le mouvement « anti pass sanitaire » tend à s’essoufler au niveau du nombre de participants, ces derniers sont de plus en plus virulents.

A Limoges, entre 300 et 400 personnes ont défilé dans la rue pour le dixième samedi de mobilisation des opposants au pass sanitaire.

« Cassez-vous les journalistes »

L’ambiance était tendue. Des manifestants s’en sont pris à une équipe de journalistes de France 3 Limousin qui réalisait un reportage sur la mobilisation. Ils ont rapidement manifesté leur hostilité face à la présence de leur caméra.

Sur son site internet France 3 Limousin rapporte leurs propos : « Vous prenez vos clics et vos clacs et vous dégagez », « Recule, ici on est chez nous », « c'est privé, vous vous n'êtes pas des citoyens donc c'est pas chez vous », « on vous interdit de filmer notre image ». Les manifestants vont aller plus loin en scandant « cassez-vous les journalistes » et en traitant l’équipe de journalistes de « menteurs », « vendus », et de « médias complices du gouvernement ».

Liberté d’informer

Une attitude qui a fait réagir Henri Mariani, le rédacteur en chef de France 3 Limousin qui rappelle aux manifestants : « Notre rôle de journaliste, est d’observer, d’analyser et de rapporter les faits », et rajoute « l’intimidation érigée en mode de fonctionnement ne peut être tolérée » (...) « Si  nous devions ne plus couvrir les manifestations contre le pass sanitaire, c’est parce que nous l’aurions décidé, et certainement pas parce que certains auraient décrété  que nous étions Persona Non Grata ! »

Réaction du SNJ

De son côté le Syndicat National des Journalistes rappellent que « ces manifestations se déroulent dans un lieu public, la rue, il est hors de question que la presse n’y puisse plus accéder » (…) et qu’il « ne laissera pas piétiner la liberté d’informer ».