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400 masques ramassés sur les bords de routes par deux cyclistes bretons

13 octobre 2020 à 10h00 Par Julia Maz-Loumides
Le couple avait déjà récolté 131 masques en seulement 6 jours.
Crédit photo : Cycleantrip

Florian et Sabrina parcourent la France à vélo dans le but de ramasser les déchets sur le bord de la route et plus particulièrement les masques jetés. Leur projet, Cycleantrip, a déjà permis de récolter plus de 400 masques.

Florian Danielo et sa compagne Sabrina Josselin sont partis de Theix-Noyalo, dans le Morbihan, le 7 septembre 2020. Leur objectif : faire un tour de France tout en ramassant les masques usagés laissés à l’abandon sur le bord des routes. Après le confinement, en plus des mégots de cigarettes, le sol se retrouve jonché de masques chirurgicaux, et parfois en tissus, jetés au sol sans vergogne.

Le voyage ne fait que commencer

Les deux cyclistes ont démarré leur Cycleantrip dans le Morbihan, passant de la Bretagne à la Normandie, au Nord de la France et actuellement dans les Vosges, près de Saint-Dié. En un mois et une semaine, après 1 660 km, ils ont ramassé 460 masques sur le bas-côté. Avec un simple calcule, on ne peut qu’imaginer ce qu’ils vont récolter d’ici la fin de leur tour de France, fin décembre 2020.

La récolte s’effectue à l’aide d’une pince, et les masques sont stockés dans un sac de compression qui le protège de toute contamination. Sur une journée, Florian et Sabrina ramassent une cinquantaine de masques.

Un tour du monde interrompu

En 2018, Florian et Sabrina avait entamé un tour du monde de ramassage de déchets. Arrivés à San Francisco en mars, avec 840 kg de déchets, ils ont dû mettre un terme à leur projet en raison de la crise sanitaire. Aujourd’hui, ils continuent leur aventure à plus petite échelle, en France, effarés par la quantité de masques qu’ils retrouvent.

À noter que les cyclistes bretons ont été contactés par un Rochelais qui souhaite récupérer ces masques pour en faire des costumes. Tandis qu'à Châtellerault, dans la Vienne, l’entreprise Plaxtil est la seule à proposer un recyclage des masques usagés. Pour l’instant, elle n’agit que dans l’agglomération mais pense à étendre l’activité suite à de nombreuses demandes.