Infos

AstraZeneca : enquête ouverte à Saint-Brieuc après le décès d'un quadragénaire

09 avril 2021 à 10h21 Par Marie PIRIOU
Crédit photo : Archives

Une enquête a été ouverte par le procureur de Saint-Brieuc (22) après la mort suspecte d’un homme de 42 ans ayant reçu une 1ère dose d’AstraZeneca.

Le parquet de Saint-Brieuc a indiqué ce vendredi avoir ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort après le décès d'un homme de 42 ans qui avait reçu une dose du vaccin AstraZeneca."Une enquête pour recherches des causes de la mort est bien ouverte", a indiqué le procureur de la République Bertrand Leclerc, confirmant une information de Ouest-France, et précisant que l'autopsie n'avait pas encore été réalisée.

Conclusions d'ici huit à quinze jours

Selon Me Etienne Boittin, avocat de la famille, l'homme, qui est mort à Pleumeur-Bodou (Côtes-d'Armor), a été vacciné le 13 mars et il est décédé le 22 mars. "Il était en bonne santé, il avait une raison médicale qui suffisait à le vacciner mais qui était sans aucune relation avec la thrombose qui lui a été fatale", a déclaré Me Boittin. "J'ai trois cas de décès découlant d'une thrombose pour lesquels on s'interroge sur le lien entre la thrombose et l'injection de l'AstraZeneca", a-t-il ajouté.

D'après lui, il faut attendre entre trois et quatre semaines pour avoir une "conclusion précise" sur l'origine du décès après examens médicaux complets et analyse du dossier médical. Me Boittin espère avoir les conclusions "d'ici huit à 15 jours" sur le cas d'un étudiant en médecine nantais mort subitement chez lui d'une thrombose le 18 mars, quelques jours après une injection du vaccin AstraZeneca.

Pas de 2ème dose AstraZeneca pour les moins de 55 ans

Depuis son autorisation, le parcours d'AstraZeneca a été chaotique, avec plusieurs rebondissements qui ont entamé la confiance du grand public. Le 2 février, juste après son autorisation, il est d'abord réservé aux moins de 65 ans en France, faute de données sur son efficacité chez les plus âgés. Un mois plus tard, son utilisation est élargie à tous les âges. Puis, mi-mars, le vaccin est suspendu quelques jours après des signalements en Europe de thromboses (caillots sanguins) très rares et très atypiques. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a reconnu mercredi qu'ils étaient bien liés à l'AstraZeneca. Entre-temps, la France avait décidé le 19 mars de l'injecter uniquement aux plus de 55 ans, car ces thromboses ont surtout été observées chez des sujets plus jeunes.

Ce vendredi matin, la Haute autorité de santé (HAS) a annoncé que les moins de 55 ans vaccinés contre le Covid-19 avec une première dose d'AstraZeneca auront leur deuxième avec un autre vaccin, Pfizer ou Moderna. Cela concerne 533.000 personnes en France, selon la HAS. Elle avait suspendu le vaccin AstraZeneca pour les moins de 55 ans le 19 mars, en raison de rares cas de thromboses repérés en Europe. Mais auparavant, certaines personnes, notamment des soignants, avaient reçu une première dose de ce vaccin injecté depuis début février.

(Avec AFP)