Brest Atlantiques : Gabart et Coville de nouveau à l’arrêt, Cammas accroît son avance

21 novembre 2019 à 9h35 par Clovis Canivenc

Franck Cammas (Maxi Edmond de Rothschild) et Yves le Blévec (Actual Leader) ont passé la deuxième marque de passage du parcours et filent désormais vers Brest. François Gabart (Trimaran Macif) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) sont eux contraints de s’arrêter pour une nouvelle escale technique.

ALOUETTE
Deuxième escale technique pour le Trimaran Macif ce jeudi matin.
Crédit: Jérémie Eloy | Macif

Les soucis se succèdent pour le Trimaran Macif et Sodebo Ultim 3. En début de semaine, Thomas Coville et son co-skipper Jean-Luc Nélias avaient déjà annoncé qu’ils feraient une escale technique à Cape Town pour réparer le safran tribord et la perte de l’arrière du flotteur tribord.

Deuxième escale pour le Trimaran Macif

Ce jeudi matin à 3h55, c'est le duo François Gabard - Gwénolé Gahinet qui s’est de nouveau arrêté. Une deuxième escale technique, après celle à Rio, afin de réparer le système de transmission de barre et le système de remontée du foil bâbord. Un stop express puisque les deux hommes sont repartis vers 10h.

Mais ce court arrêt profite aux deux autres concurrents de cette Brest Atlantiques. En tête, Franck Cammas et Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) accentuent leur avance. Ils comptent désormais plus de 230 miles d’avance sur leur nouveau poursuivant : Actual Leader.

Actual Leader nouveau deuxième

Pour la première fois de la course, le binôme Yves Le Blévec et Alex Pella s’est emparé de la deuxième place du classement. A 6h34 ce matin, Actual Leader a franchi la seconde et dernière marque de passage, Robben Island, île tristement célèbre pour avoir été la prison de Nelson Mandela.

Reste à savoir si Actual Leader conservera cette deuxième place, voire mieux en allant chercher le Maxi Edmond de Rothschild, alors que derrière le Trimaran Macif, plus rapide, reprend sa route vers Brest. En revanche, pour Sodebo Ultim 3, un arrêt définitif à Cape Town n'est pas à exclure. « On va s'arrêter faire un check pour voir si tout est viable et on envisagera, ou pas, un nouveau départ, expliquait Thomas Coville mercredi. Il faut que l'on pèse bien le pour et le contre en tenant compte des conditions ».