Centre-Val de Loire : l'ancien principal de collège François Bonneau (PS) conserve la région

28 juin 2021 à 5h14 par Bastien Bougeard

Le président sortant de la région Centre-Val de Loire rempile pour un troisième mandat après un large succès enregistré au soir du second tour des élections. Il a recueilli 39 % des suffrages exprimés dans un contexte d'abstention record.

ALOUETTE
Crédit: Équipe de campagne

Le socialiste François Bonneau, en tête à l'issue du premier tour, a été réélu pour la troisième fois à la tête de la région Centre-Val de Loire, avec une nouvelle fois le renfort des écologistes et des communistes, sa liste totalisant 39,15% des voix.

À la tête de la région depuis 2007

« C'est un moment de bonheur. (...) Les forces de la gauche et de l'écologie ont su converger. Nous faisons un score supérieur à l'addition des deux listes », a réagi le président sortant, tout sourire depuis l'hôtel de région, saluant « un message d'espoir pour les territoires ». Militant politique depuis l'âge de 23 ans, François Bonneau a été successivement vice-président de la communauté d'agglomération montargoise, conseiller municipal de Montargis, puis conseiller régional (1998-2004). À 67 ans, l'ancien principal de collège conserve une région qu'il préside depuis 2007, quand il avait pris la succession de son mentor Michel Sapin, démissionnaire. 

Division entre Les Républicains et la liste LREM-Modem

Né le 12 octobre 1953 à Amilly (Loiret), issu d'une famille nombreuse, il est titulaire d'un DEA de lettres modernes obtenu à Orléans. Il est marié, a deux enfants et trois petits-enfants. L'itinéraire politique de cet enseignant devenu conseiller d'orientation puis principal de collège commence en 1976, lorsqu'il adhère au Parti socialiste. À la tête d'un collège en zone d'éducation prioritaire pendant neuf ans, il garde de sa carrière dans l'Éducation nationale un ton simple et pédagogique. Cheveux blanchis, lunettes sages et sourire débonnaire, François Bonneau est élu au conseil régional depuis 1998. Il s'y consacre d'ailleurs « à 100 % » depuis, sans ambition nationale. « J'ai préféré la région », a-t-il d'ailleurs insisté encore dimanche soir. 

Troisième mandat consécutif

Toujours au coude-à-coude lors des précédentes élections régionales, ce féru d'escalade a surmonté les obstacles pour garder une région que la droite voire l'extrême droite espéraient conquérir. Cette fois, la mésentente entre le candidat de la majorité présidentielle, Marc Fesneau (16,00 %), et celui des Républicains, Nicolas Forissier (22,61 %), lui a ouvert la voie d'une large victoire.

(avec AFP)