Des intoxications à la chloroquine en Nouvelle-Aquitaine

30 mars 2020 à 7h36 par Nicolas Mezil

L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a annoncé ce dimanche soir que des cas de « toxicité cardiaque » ont été recensés chez des patients présentant des symptômes du Covid-19 et qui ont pris de l’hydroxychloroquine en automédication, c’est-à-dire sans l’avis d’un médecin.

ALOUETTE
L'hydroxychloroquine ne doit être prise que sur prescription d'un médecin et surveillance médicale
Crédit: Archives

La chloroquine et ses dérivés ne doivent pas être pris sans l’avis d’un médecin. C’est le message de l’ARS de Nouvelle-Aquitaine. Des personnes ont été hospitalisées, après avoir présenté de graves troubles cardiaques. Présentant des symptômes du Covd-19, elles avaient pris de l’hydroxychloroquine sans avis médical.

Une prescription accompagnée d’une surveillance médicale

La chloroquine est un médicament prescrit notamment contre le paludisme, le lupus ou encore les polyarthrites rhumatoïdes. L’ARS rappelle que « cette molécule n’est pas anodine car elle peut provoquer des troubles du rythme cardiaque graves pouvant être fatals. La prescription de cette molécule est systématiquement accompagnée d’une surveillance médicale. »

Les risques sont plus élevés quand la chloroquine est associée à d’autres médicaments, notamment des antidépresseurs ou des diurétiques. L’ARS précise donc que « comme pour tout médicament, il est indispensable pour les patients de respecter la prescription médicale et de ne pas l’associer à d’autres médicaments sans avis médical. »

Des études en cours

Rappelons que l’efficacité de cette prescription dans le cadre du Covid-19 est en cours d’évaluation. Des essais sur ce médicament sont menés à Marseille par le Professeur Didier Raoult, qui s’est attiré des critiques de plusieurs scientifiques affirmant que ces études n’ont pas été menées dans le respect des protocoles habituels.

La chloroquine est à ce jour autorisée dans le traitement du Covid-19, uniquement dans le cadre hospitalier. Le Haut Conseil de la Santé Publique a émis des recommandations quant à son recours.