Il y a 80 ans, Angers bombardée

17 juin 2020 à 9h20 par Denis Le Bars

A la veille de l'appel du 18 juin, Angers a été bombardée par l'armée allemande, événement presque oublié aujourd'hui.

ALOUETTE
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Triste anniversaire à Angers ce 17 juin 2020. Il y a 80 ans jour pour jour le chef-lieu du Maine-et-Loire était le théâtre d'intenses bombardements de l'armée allemande, tout comme la ville de Rennes le même jour. On se situe dans cette période désignée comme la "Bataille de France" ou la "Blitzkrieg". Les troupes du IIIème Reich poursuivent leur progression jusqu'à l'armistice du 22 juin. A Angers, la Luftwaffe prit pour cible la gare Saint-Laud. Ce jour-là, les bombes auraient tué 70 personnes. Un hommage leur sera rendu ce mercredi en début de soirée devant la plaque commémorative située sur l'un des murs de l'église Saint-Laud.

Quatre ans après, les bombes alliées

Le 18 juin 1940, jour de l'appel du Général De Gaulle, une grande partie des Angevins quittent la ville. Le 19, les Allemands prennent possession des lieux. Une "Kommandantur" régionale y est installée. Le Parc de Pignerolles, situé dans l'agglomération angevine à Saint-Barthélémy-d'Anjou y devient un centre de communication de l'armée allemande. 

En mai 44, tout a changé, ou presque. Une semaine avant le débarquement, les appareils de la Royal Air Force bombardent à leur tour la gare Saint-Laud, dans la nuit du 28 au 29 mai. Le bilan, beaucoup plus lourd, fait état 234 tués et 220 blessés. Le coeur de la ville est touché. 800 immeubles sont entièrement détruits, plus 6800 sont endommagés. 

Angers libérée, la gare reconstruite 

Le , les troupes du Général Américain Patton font leur entrée dans la ville. Un résistant surnommé Fontevrault, Michel Debré, s'installe à Angers comme préfet de région (Commissaire de la République). Il deviendra ensuite sénateur d'Indre-et-Loire avant de diriger le groupe de travail chargé de la rédaction de la 5ème République. La gare Saint-Laud , reconstruite, sera inaugurée en juin 1956.