Manou (Elmer Food Beat) : "Le prochain album (...) contraints et forcés, on se met à travailler dessus"

31 mars 2020 à 5h00 par Arnaud Laurenti

Après Thomas Voeckler, Manou, du groupe nantais Elmer Food Beat, a accepté de répondre à nos questions depuis chez lui. Comment vit-il son confinement ? Plutôt bien, même si le temps semble long.

ALOUETTE
Crédit: DR

Le chanteur du groupe Elmer Food Beat est confiné chez lui avec ses proches et s'occupe comme il peut. Bricolage, jardinage, "apéro-visio" avec les copains... Les activités pour tuer le temps sont nombreuses, et c'est "contraint et forcé" que le groupe s'est mis à travailler sur son prochain album.

Comment ça se passe pour vous, Manou ?

Très bien, super bien ! Jusque-là ça va, c'est supportable. On a quand même des activités, des trucs à faire qu'on a repoussés, du bricolage... J'avais de la peinture à faire, coup de bol ! Et comme j'ai la chance d'avoir un jardin, je peux jardiner un peu. Pour la musique, je m'organise, je fais un peu d'administratif le matin, les mails avec les copains pour savoir où on en est.

Grand Lolo (ndlr, le guitariste du groupe), il est sur l'écriture pour les chansons. Il a son matériel pour maquetter, il met ça en forme de chez lui, et il nous envoie ce qu'il fait. Le prochain album n'est pas pour tout de suite, mais contraints et forcés on se met à travailler dessus (rires).

Un album qui sera en relation avec le confinement ?

Non, je ne crois pas. Il y aura peut-être une chanson, mais pour le moment le sujet n'a pas été abordé. Mais si une bonne idée jaillit, pourquoi pas !

Pour l'instant, ce sont des chansons d'amour bien sûr, comme d'habitude... (rires)

Les journées ne sont pas trop longues en vase-clos avec la famille ?

Longues, non, c'est pas "si pire" que ça, c'est juste qu'il y a un drôle de sentiment. Déjà, on ne sait jamais quel jour on est, on est obligé d'y réfléchir. Là, ça fait une dizaine de jours que le confinement a commencé, et on a l'impression que ça fait 1 mois. Alors quand ce sera vraiment 1 mois, je vous raconte pas, on sera complètement zinzin...

On se rappelera à ce moment là, pour faire le bilan ?

(Rires) Oui pour faire le point, pourquoi pas, il se sera passé plein de choses, on sait pas du tout ! Mais en espérant que tout s'arrange. Le principe du confinement, on est tous d'accord, on le fait tous en bonne intelligence, en espérant que ce soit efficace le plus rapidement possible pour qu'on puisse ressortir. Je pense que quand on ressortira, ce sera un joyeux bordel.

C'est ce qui te manque le plus, de sortir ?

Oh oui, c'est humain, je pense que c'est pour tout le monde pareil ! On ne s'en rend pas compte parce qu'on a l'habitude, mais quand on est obligé de rester chez soi, on réalise que le fait de sortir c'est humainement nécessaire. On fait des Skypes ou autres pour s'appeler entre copains et communiquer avec la famille - à l'heure de l'apéro en général. Mais il manque le vrai contact.

Si le confinement avait eu lieu il y a 10 ans, ce serait différent, non ?

Oula oui ! Avec toutes les nouvelles technologies et internet, heureusement qu'on a ça parce que sinon ce serait invivable !

Vivement aussi la reprise des concerts ? Ce sera là aussi "un joyeux bordel" ?

(Rires) Oui, ça risque. À la première date - je ne sais pas quand ça sera - mais ça va être énorme. Ce sera un vrai défouloir, et pour nous, et pour le public. Ce sera l'occasion de faire la fête. On est impatients de ça évidemment, mais pour l'instant on ne sait pas quand ce sera. Je pense que d'ici cet été la situation se sera améliorée, mais pour le moment on a encore des dates qui s'annulent en mai. Ce n'est que partie remise : on en fera plus l'année prochaine, c'est tout !