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Vincent Lambert est décédé

11 juillet 2019 à 10h16 Par Fabienne Lacroix
Le CHU de Reims
Crédit photo : Archives

9 jours après l'arrêt des traitements, Vincent Lambert, cet infirmier tétraplégique en état végétatif depuis 11 ans, est décédé.

"Un soulagement après des années de souffrance pour tout le monde".

C'est en ces termes que François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, a annoncé ce jeudi matin le décès de l'infirmier, placé en état végétatif suite à un accident en 2008. Le patient tétraplégique est décédé à 8h24.

"Nous étions préparés à le laisser partir", ajoute François Lambert, qui a obtenu l'information du médecin traitant de Vincent.

Une procédure judiciaire longue de 6 ans

Le 2 juillet dernier, le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims, avait engagé un nouvel arrêt des traitements à l'encontre de ce patient, conformément à la décision de la Cour de Cassation.

Depuis le 3 juillet au soir, Vincent Lambert n'était plus hydraté et plus alimenté par sonde. Cette procédure avait déjà été enclenchée le 20 mai avant d'être interrompue dès le lendemain sur demande de la Cour d'appel de Paris.

Dans le courriel adressé aux membres de la famille pour leur annoncer le nouvel arrêt des traitements, le Dr Sanchez avait appelé "à la responsabilité de chacun" afin que "l'accompagnement de M. Vincent Lambert soit le plus paisible, intime et personnel possible".

Le symbole du débat sur la fin de vie en France

Cette annonce met un terme à un long feuilleton judiciaire et médiatique qui a vu la famille de Vincent Lambert se déchirer.

D'un côté ses parents, Viviane et Pierre Lambert, fervents catholiques fermement opposés à un arrêt des traitements, soutenus par leurs avocats et plusieurs associations, dont le comité "Je soutiens Vincent".

Joint par l'AFP, Jean Paillot, l'un de leurs avocats, a précisé que "l'heure était désormais au recueillement" et que les parents s'exprimeraient plus tard "s'ils le souhaitent".

De l'autre côté, l'épouse de Vincent, Rachel, son neveu François et six frères et soeurs qui dénonçaient un "acharnement thérapeutique".

Selon eux, Vincent leur avait confié oralement préférer mourir que de vivre "comme un légume", bien qu'il n'ait jamais laissé de directive anticipée.

(avec AFP)