"Je ne supportais plus la prison et j'avais peur d'y mourir" : 2 ans de détention pour l’évadé de la prison de Rennes

Publié : 23 janvier 2026 à 8h28 par
Adrien Michaud - Journaliste

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Après son évasion en novembre 2025 de la prison de Rennes Vezin, Émile Siegler a été condamné, ce jeudi 22 janvier, à deux ans de détention par le tribunal correctionnel de la capitale bretonne.

Émile Siegler s'est évadé lors d'une sortie au planétarium de Rennes, le 14 novembre 2025.
Émile Siegler s'est évadé lors d'une sortie au planétarium de Rennes, le 14 novembre 2025.
Crédit : capture d'écran | GoogleEarth

Fin de l’épilogue dans l’affaire de la très médiatique évasion du détenu de la prison de Rennes Vezin. Ce jeudi 22 janvier, Émile Siegler, qui s'était évadé lors d'une sortie au planétarium de Rennes, le 14 novembre 2025, a été condamné par le tribunal correctionnel de la ville à deux ans de prison pour cette évasion suivie d’une cavale de treize jours. Le prévenu de 37 ans avait été localisé à Nantes, où il se cachait sur son terrain au sein de la communauté des gens du voyage.

Lors d'une sortie pédagogique au planétarium de Rennes, Émile Siegler avait échappé à la vigilance des trois personnes chargées d’encadrer six détenus du centre pénitentiaire de Rennes-Vézin et était sorti en courant par la porte principale, où l'attendait une voiture louée par son frère.

"Je n’avais pas envie de rentrer, je ne supportais plus la prison et j'avais peur d'y mourir", a déclaré dans son box Émile Siegler, condamné pour divers faits de vols. Le tribunal correctionnel de Rennes a prononcé une peine conforme aux réquisitions du ministère public, pour qui la "préméditation" ne faisait "pas de doute".

 

Une affaire très médiatisée

Cette affaire avait eu un grand retentissement dans le milieu carcéral. Quelques jours après l'évasion, le directeur de la prison de Rennes avait été démis de ses fonctions à la demande du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Les permissions collectives de la maison d'arrêt de Rennes Vezin sont d'ailleurs toujours suspendues depuis cette affaire, a relevé le procureur. "Ma peine aurait dû être finie depuis longtemps, je paye les bêtises que je fais par-dessus", a reconnu à la barre, ce jeudi 22 janvier, Émile Siegler.

Ce multirécidiviste avait déjà vu sa peine alourdie de 30 mois, début décembre 2025, après avoir comparu dans une autre affaire pour "association de malfaiteurs". La justice lui avait reproché d'avoir organisé, depuis sa cellule, une série d'incendies contre une chaîne de magasins de cheminées, fin 2022. "Dans ces affaires, l'exposition médiatique a été la double peine pour lui", a regretté son avocat Me Arnaud Le Bourdais, qui estime la peine particulièrement lourde.

La peine de prison, de cet homme bien connu des autorités, et qui a déjà passé 15 ans de sa vie en détention affichant 27 mentions à son casier judiciaire dont trois pour des faits d’évasions, s'étend désormais jusqu'en 2031.