Bébé mort à Angers : le lait contaminé hors de cause, une nouvelle piste privilégiée

Publié : 8h13 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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Les analyses ont parlé : ce n'est pas le lait en poudre contaminé qui a causé la mort d'un nourrisson en décembre 2025 à Angers. Le parquet privilégie finalement une autre piste.

Lait en poudre infantile
Crédit : Illustration Envato - DR

Le 23 décembre 2025, aux alentours de 6h du matin, une Angevine découvrait sa fille, âgée seulement de 27 jours, inanimée sur son lit. Malgré les gestes de premiers secours effectués sur le bébé qui avait la peau bleutée et du sang au niveau du nez, il avait été déclaré décédé par les secours.

Une enquête avait été ouverte pour rechercher les causes du décès.

 

Le bébé exposé au lait contaminé

La mère de l'enfant avait contacté les enquêteurs en janvier en évoquant une boîte de lait Guigoz qu'elle avait donnée à son bébé quelques heures avant le drame, boîte qui appartenait aux lots contaminés rappelés par le fabricant.

En mars, des analyses avaient détecté la présence de la toxine céréulide dans le lait avec lequel avait été fait le biberon de l'enfant mais le "lien de causalité" avec sa mort n'avait pas été établi, avait souligné le procureur d'Angers, Éric Bouillard.

Ce mercredi 6 mai, le procureur s'est à nouveau exprimé pour indiquer que même si le nourrisson a bien été exposé au lait contaminé - la toxine a été retrouvée dans les selles -, le lien entre le lait et le décès est désormais écarté. Les dernières analyses effectuées mettent en lumière une autre piste.

 

Une asphyxie accidentelle

La nuit du drame, la mère avait dormi dans le même lit que l'enfant. Elle pourrait avoir accidentellement asphyxié sa fille pendant son sommeil. L'Angevine avait d'ailleurs évoqué cette hypothèse avec les enquêteurs : "Dès le matin du drame, la mère dit qu'elle a peur d'être à l'origine du décès", a indiqué le procureur de la République, auprès du Courrier de l'Ouest.

La mère de l'enfant a été entendue en garde à vue fin avril et le parquet attend désormais "d'avoir tous les éléments avant de décider des suites", a déclaré le procureur. Avant d'ajouter : "Ce dossier est un peu lourd sur le plan humain".