École à la maison : des bugs informatiques pour le premier jour de cours

6 avril 2021 à 12h35 par Julia Maz-Loumides

Ce mardi 6 avril, le premier jour d'école à la maison a débuté avec de nombreux bugs signalés par les professeurs et les élèves sur les réseaux sociaux. Le ministère de l'Éducation évoque une attaque informatique.

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"Combien d'élèves et de familles ont le sentiment de revivre la même impréparation, encore et encore ?", pouvait-on lire sur Twitter ce mardi 6 avril. De nombreux messages faisaient état du même problème : "Et voilà, ça a planté à 9h02", "j'étais prête pour faire cours à distance mais ce n'était visiblement pas le cas de l'Education nationale".

Les établissements scolaires sont fermés depuis vendredi soir et les vacances de printemps ont été unifiées en France à partir du 12 avril, avant une rentrée le 26 avril en présentiel dans les écoles et en distanciel pendant une semaine de plus dans les collèges et lycées.

L'an dernier, l'école à la maison avait mal commencé, avec des réseaux saturés et des espaces de travail inaccessibles. Des difficultés résolues au bout de quelques jours. Depuis, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a assuré que tout était "prêt" si un nouvel épisode d'école à distance était mis en place.

Lenteurs et attaques informatiques

Mais "ce matin nous avons identifié des problèmes de connexion en Ile-de-France, dans le Grand-Est, en Normandie, vers Orléans-Tours.. et sur le site virtuel du Cned", a indiqué à l'AFP Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Les espaces numériques de travail (ENT) ou encore les outils de visioconférence subissent de multiples pannes.

"Il semble que ce sont à la fois les environnements numériques de travail (ENT) liés aux collectivités et au ministère de l'Education qui ont planté", a-t-elle dit. "On se retrouve exactement dans la même situation que l'an dernier, on a l'impression qu'aucune leçon n'a été tirée. Il y a beaucoup de colère et d'amertume".

Selon un communiqué du ministère de l'Éducation diffusé ce mardi 6 avril, les "lenteurs de connexion et de réponses" sont dû à plusieurs attaques de type DDoS venues de l'étranger. Elles consistent à saturer les serveurs avec de nombreuses tentatives de connexion en simultanées.

En déplacement dans une école parisienne, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, a indiqué qu'il s'agissait "d'opérateurs privés qui n'ont pas pu faire face à l'affluence de connexions". "Les collectivités sont à pied d'oeuvre pour que cela soit rétabli dans la journée", a-t-il conclu selon Le Parisien.

(avec AFP)