Indre : le retour à 90 kilomètres heure doit être voté ce 30 juin

30 juin 2020 à 4h29 par Bastien Bougeard

Les conseillers départementaux de l’Indre doivent décider ce mardi 30 juin de faire repasser la vitesse maximale à 90 kilomètres par heure sur une partie des routes départementales. 4 % du réseau routier est concerné.

ALOUETTE
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Le département de l’Indre devrait être le deuxième département du Centre-Val de Loire à adopter un retour de la vitesse maximale à 90 kilomètres par heure sur une partie des routes départementales. Les conseillers départementaux ce réunissent ce 30 juin pour le voter.

« Nous allons voir comment ça se passe semestre après semestre »

Après une validation par la préfecture, il y a quelques jours, c’est la dernière étape pour acter un retour à 90 kilomètres par heure sur 4 % du réseau routier départemental. Ça peut paraître peu pour certains, mais pour le président du conseil département, Serge Descout, il s’agit d’être pragmatique. « Nous mettons pour le moment 4 à 5 % du réseau routier pour voir ce que ça donne. Nous allons examiner tout ça et puis nous pourrons décider d’élargir cette augmentation au fur et à mesure. Donc, à l’avenir, nous pourrons peut-être rouler à 90 kilomètres heures sur plusieurs axes du département. ».

Entrée en vigueur le 1er juillet

« Nous avons choisi ces axes qui mènent notamment à nos départements voisins afin qu’il y ait une continuité, détaille Serge Descout. Pour autant, nous pourrons rouler à 90 que dans l’Indre. Il faut attendre que les autres départements prennent la décision d’augmenter la vitesse maximale ». Pour le moment, seul le Loir-et-Cher a pris cette décision en Centre-Val de Loire. C’est une victoire pour Serge Descout qui avait évoqué ce sujet avec Emmanuel Macron lors de sa venue en Indre lors du grand débat national il y a un an et demi. « Quand cette décision a été prise, les zones rurales ont été oubliées. Nous n’avons pas les mêmes infrastructures pour les transports en commun. Il fallait redonner un peu de liberté aux habitants ». Si la décision est votée, elle entre en vigueur dès ce 1er juillet. L’opération va coûter 150 000 euros au département.